Archive for the ‘Cinéma -Tv’ Category

Roberrrrrrrrrrrrttttttttttttt…

avril 9, 2010

Que celle qui n’a pas, ne serait-ce que penser à aller voir le nouveau film de Roberttttttttttttttttt, né Robert Pattinson, me jette la première pierre….

La photo ci-dessus n’est tirée d’aucun film de ce jeune acteur devenu phénomène mondial, non, cette photo est tirée d’une des premières expériences de mannequinat du jeune homme. Mais après les premiers rires de rigueur, cette photo me laisse dans un état de perplexité assez proche de celui dans lequel je me trouvais à la sortie du film Remember me. Très peu familière de l’univers d’Harry Potter, dans lequel notre cher Robert a fait l’une de ses premières apparitions, je n’ai découvert ce visage pâle qu’à travers les deux volets de la saga Twilight. N’ayant que très peu d’amour propre, je peux dire sans crainte d’être jugée que, oui oui, je fais partie des millions de gens à avoir vu ces deux chefs-d’oeuvre du septième art et à les avoir trouvés tout à fait regardables…Riez tant que vous voudrez mais je sais que beaucoup de gens respectables, avec une vie digne de ce nom, sont dans la même situation.

Bref, m’étant récemment portée volontaire pour faire découvrir à une amie le monde merveilleux de Twilight, la pâleur quasi maladive et la sensualité très relative de notre cher Robert faisaient encore effet sur moi ; je ne pouvais donc pas rater sa nouvelle apparition sur grand écran…Malheureusement, le film, Remember me, est comme cette photo: nuisible pour les yeux. Ca ne partait pourtant pas trop mal et le scénario aurait presque pu se tenir, mais c’était sans compter cette fin larmoyante et vraiment mauvaise sur fonds d’attentats du 11 septembre. Oui, vous avez bien lu. Robert, en adolescent rebelle et amoureux transi, se retrouve dans une intrigue pas très bien ficelée et qui se termine en grand n’importe quoi. Malgré la présence de Pierce Brosnan, qui joue plutôt bien le père autoritaire, et Ruby Jerins qui joue avec beaucoup de justesse la jeune soeur du héros, le film se perd dans les méandres de la comédie romantico-dramatico-familiale. En même temps, un film sponsorisé par M6 et W9 ne pouvait pas non plus être un chef d’œuvre, mais bon, il faut parfois prendre le risque de se laisser surprendre.

Cependant, la grande question réside surtout dans le fait de savoir si Robeeeeeerrrrrrrttttttttt est un véritable acteur. Ben oui quoi c’est vrai. On ne peut pas vraiment dire que jouer les vampires à moitié dépressifs dont les seules expressions rappellent celles de quelqu’un sur le point d’être malade relève vraiment de la performance d’acteur. Mais il faut croire que Robert Pattinson n’a pas encore trouvé le rôle qui lui détendra les zygomatiques et lui fera avoir l’air plus « santeux » et surtout plus crédible. Celui qui fait hurler toutes les jeunes filles « eau précieuse » de la planète devrait peut-être essayer les films d’action ou les pubs pour médicaments…Enfin, ce n’est que mon humble avis. J’attends donc vos réactions sur ce débat d’importance…

En attendant, Remember me reste un film parfait à regarder sur votre ordi quand vous voulez vous endormir sans trop réfléchir.

Jules

Une Italie pas si rêvée.

mars 23, 2010

Pour terminer cette deuxième journée de Printemps du cinéma, je suis allée voir le film de Michele Placido, Le Rêve italien. En France, Placido est surtout connu pour son film Romanzo Criminale, qui met en scène Kim Rossi Stuart, Anna Mouglalis et Stefano Accorsi dans une histoire mêlant police, mafia et terrorisme dans l’Italie des années 70-80. Le Rêve Italien, lui, traite de la période précédant cette vague de terrorisme. Cette période, c’est celle des révoltes étudiantes de 68-69. Pour ce film, Placido s’est inspiré de sa propre histoire, celle d’un jeune policier devenu comédien, après avoir embrassé les idées d’extrême-gauche. Dans le rôle du jeune policier, on retrouve Riccardo Scarmarcio, étonnant de beauté et de talent. Cette jeune recrue fait mouche dans les rangs de la police, et son amour des mots et du théâtre vont pousser ses chefs à le choisir pour infiltrer les mouvements étudiants. C’est là qu’il rencontre la belle Laura, une jeune étudiante rebelle qui décide de suivre le leader charismatique du mouvement, surnommé Libero. Laura est issue d’une famille bourgeoise catholique traditionnelle. Mais ses frères et elle supportent de moins en moins ce carcan et participent à toutes les manifestations pour montrer leur mécontentement. Laura va alors tomber amoureuse du jeune policier Nicola, mais c’est une histoire impossible, car même devenu acteur, Nicola reste un traître pour ces jeunes révolutionnaires. La suite est simple, le film suit l’évolution et la radicalisation du mouvement étudiant, tout en montrant l’effritement de la famille de Laura et son impossible histoire d’amour avec Nicola. Alors le film n’est pas sans qualité. Les acteurs sont excellents, surtout Jasmine Trinca qui joue le rôle de Laura et qui jouait déjà dans Romanzo Criminale ; et le film montre bien la réalité de cette période. Mais dans  l’ensemble, Placido en fait un peu trop. La musique n’est pas toujours très adaptée et enlève parfois aux images leur force initiale, l’histoire reste assez simple, du coup certains personnages sont peu exploités alors même qu’ils auraient pu apporter une autre lumière au film, et la surexploitation d’images d’archives (vraies et fausses) empêche le film de trouver une vraie orientation. Ceci dit, ce film reste un bon moyen d’appréhender l’Italie de cette époque et de comprendre ce qui a amené aux dérives des années suivantes.

C’est tout pour l’instant….

Jules

Un fantôme au sommet…

mars 23, 2010

Changement radical d’ambiance pour la deuxième journée du Printemps du cinéma. Et pour cause, je me suis enfin décidée à aller voir le film de Roman Polanski. Je ne sais pas pour vous, mais généralement quand tout le monde s’extasie sur un film, j’ai un peu tendance à être déçue en le voyant. En plus, ayant vu l’engouement déclenché par sa projection à la Berlinale, je préférais attendre un peu, et laisser le soufflé retomber. Mais finalement pas de déception à l’horizon, bien au contraire. Ce film est tout simplement excellent.

C’est assez difficile d’en parler sans dévoiler l’intrigue, mais disons que The Ghost Writer est un polar, qui rappelle les films noirs des années 50, en y ajoutant cependant une touche très subtile de modernité. Bien sûr, tout le monde veut voir dans ce film la mise en abîme des déboires judiciaires de Roman Polanski, et les analystes politiques veulent y voir une critique à peine masquée de l’ancien Premier Ministre Tony Blair. Alors bien sûr, tout cela est vrai. Pierce Brosnan qui campe un ancien premier ministre accusé de suivre les directives de Washington et qui fait l’objet d’une enquête de la Cour Pénale Internationale fait penser à Tony Blair au moment du déclenchement de la Guerre en Irak. Et bien sûr, que ce même Pierce Brosnan qui campe un politicien dans l’impossibilité de retourner dans son pays sous peine d’être arrêté, fait étrangement échos aux différentes « affaires Polanski ». Mais la force de ce film, c’est que tout cela n’est que secondaire. A la base de tout, on a une histoire très hitchcockienne qui ferait trembler n’importe quel spectateur.

La musique d’Alexandre Desplat est un des éléments clés du film et plonge le public dans une atmosphère angoissante, que renforce d’ailleurs le huit-clos forcé sur une île non loin de New-York. L’histoire est assez simple. Adam Lang, ancien premier ministre britannique, veut écrire ses mémoires. Son nègre ou « ghost writer » meurt subitement et doit être remplacé au plus vite. Entre alors en scène un écrivain sans histoire, qui va reprendre la place de cet écrivain fantôme. Contraint de s’isoler avec le reste de l’équipe sur une île où Lang possède une propriété, le jeune écrivain, novice en politique, va découvrir bien malgré lui des secrets qui vont le plonger dans une histoire dont personne ne ressortira indemne.

Pour jouer ce fantôme, Roman Polanski a choisi Ewan McGregor, acteur écossais qui imite à la perfection l’accent londonien. Jusque là, tout le monde savait que Ewan McGregor était un bon acteur. Trainspotting, Petit meurtre entre amis, Une vie moins ordinaire, Moulin Rouge, ou encore Le Rêve de Cassandre sont autant de films dans lesquels McGregor a montré l’étendue de son talent. Mais avec ce rôle d’écrivain fantôme, l’écossais atteint sans doute le sommet de son art et révèle enfin sa capacité à porter un film à lui seul. Car, si bien sûr Pierce Brosnan, Kim Catrall et Olivia Williams sont tous excellents, c’est bien le personnage de Ewan McGregor qui porte l’action. C’est lui que le spectateur suit, c’est pour lui que l’on a peur. Et entre fragilité et courage, entre doute et obstination, Ewan McGregor laisse passer sur son visage tous les sentiments ambivalents qu’éveille en lui cette mystérieuse situation dans laquelle il est embarqué bien malgré lui. En résumé, ce film mérite tous les éloges et surtout, Roman Polanski mérite largement son Ours d’Argent du Meilleur réalisateur.

Jules

Comédie à la sauce turque!

mars 23, 2010

Pour oublier la légère déception laissée par Chloe, rien de mieux qu’une bonne comédie. Alors non, je ne parle pas de L’Arnacoeur, qui soit dit en passant est vraiment pas mal du tout, du fait notamment du duo ultra glamour mais un peu décalé campé par Romain Duris et Vanessa Paradis, mais de Soul Kitchen de Fatih Akin. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet, parce que Fatih Akin mérite un article à lui seul. Disons simplement que ce film change radicalement de ses précédents. Akin s’est fait connaître dans le monde entier grâce à son film Head-On, qui raconte le combat d’une jeune turque contre les conventions religieuses et familiales. Son autre grand film est De l’autre côté. Dans ce film, Akin entremêle les histoires de plusieurs personnages pris dans l’impossible dialogue des cultures entre l’Allemagne et la Turquie. Si Fatih Akin est turc par ses parents, son cœur lui est tout entier dévoué à sa ville natale, Hambourg, qu’il n’a d’ailleurs jamais quittée. Pour cette raison, chacun de ses films traite de cette double identité. Mais cherchant absolument à fuir les étiquettes qu’on a voulu lui coller, notamment celle de réalisateur engagé, et créateur de films très sombres, Fatih Akin a décidé de faire souffler sur sa filmographie le vent léger de la comédie. Associé à son ami de toujours l’acteur et musicien Adam Bousdoukos, Fatih Akin réalise une comédie fort sympathique, qui met en avant la famille au sens propre, et celle que l’on se choisit avec ses amis. Cette « cuisine de l’âme » raconte les déboires de Zinos, restaurateur un peu gaffeur, propriétaire d’un boui-boui, à l’hygiène pas très réglementaire. Entre son frère, en semi-liberté, sa fiancée un peu caractérielle, et ses problèmes de dos, Zinos n’a pas la vie facile. Les dialogues sont très vifs, et sonnent toujours justes ; les seconds rôles sont tous excellents et l’ambiance fait tout à fait oublier la grisaille des zones industrielles hambourgeoises. Mais, ce qui compte le plus dans ce film, c’est la musique. Après son film The Sound of Istanbul, Fatih Akin voulait à nouveau mettre en avant la musique sous toutes ses formes. L’histoire se déroule donc sur fond de vieux tubes soul, de classiques funk et de musiques traditionnelles remixées qui ne donnent qu’un envie…danser. (http://www.youtube.com/watch?v=MI-N72q4YBI: écoutez donc ça !)

Jules

On s’fait un ciné?

mars 23, 2010

Ma honte est telle de ne participer vraiment que maintenant à ce blog (tenu de main de maître par Delli!), que je préfère passer directement aux choses sérieuses, plutôt que de m’étendre sur cette incapacité chronique à intégrer, pour de bon, toutes ces nouvelles technologies à ma vie quotidienne. Bref, comme tout bon étudiant qui se respecte, ma vie se résume à peu de choses, alors quand une occasion comme le Printemps du Cinéma se présente, mieux vaut ne pas la rater. Cette manifestation (qui existe depuis 11 ans) donne l’occasion à tous les jeunes désoeuvrés de mon espèce de voir des films toute la journée, en ayant l’excuse de participer à un évènement national (oui madame) et qui, en plus, fait du bien à l’industrie cinématographique…Et puis, 3,50€ la place, c’est la moitié du prix d’un Big Mac, alors, tout le monde y trouve son compte.

Bref, en tout pour l’instant (parce qu’il reste encore aujourd’hui…) quatre films. Le premier de la série, c’est Chloe d’Atom Egoyan. Bon, je savais que le film était adapté du film Nathalie, d’Anne Fontaine avec Fanny Ardant et Emmanuelle Béart, film que je n’ai d’ailleurs pas vu, en partie pour les deux « raisons » citées précédemment ! Mais bon, le film d’Atom Egoyan paraissait nettement plus prometteur, notamment du fait de la présence de Julianne Moore, qui en plus du fait d’être rousse, donc un être supérieur à tout autre, est une très grande actrice. Je ne sais pas si vous connaissez Atom Egoyan, ou si vous avez vu certains de ses films. Moi, je ne connaissais de lui que le film Exotica, histoire de la vie du club de streap-tease du même nom…effectivement, ça aurait dû me laisser un indice sur ce qui m’attendait.  Pour faire vite, sans trop en dévoiler, Chloe raconte l’histoire de Catherine (Julianne Moore) qui soupçonne son mari (Liam Neeson) d’entretenir des liaisons avec ses étudiantes. Pour en avoir le cœur net, Catherine décide d’engager une prostituée pour séduire son mari et obtenir d’elle les détails de leur éventuelle relation. Cette prostituée, c’est Chloe, interprétée par la très étrange et néanmoins extrêmement talentueuse Amanda Seyfried (la fille de Meryl Streep dans Mama Mia). Très tôt dans le film, la présence de la scénariste Erin Cressida Wilson se fait sentir. En effet, Wilson à qui l’on doit deux ovnis cinématographiques, La Secrétaire (avec Maggie Gyllenhaal) et Fur (avec Nicole Kidman), est avant tout auteur de nouvelles érotiques, et pour le scénario de Chloe, Wilson ne s’est pas privée de mettre les personnages dans des situations aux dialogues et aux gestes plus qu’équivoques. Mais, ce qui aurait pu donner un trio ultra sensuel et captivant entre Neeson, Moore et Seyfried, se perd dans un drame psychologique un peu long et un aspect thriller pas assez exploité. Le film semble très lisse et très « formaté » alors même qu’il se voulait subversif. Le film a d’ailleurs dû être financé par StudioCanal, les américains rechignant à faire jouer l’une de leurs actrices de premier plan dans un film de ce genre. Reste l’incroyable performance d’Amanda Seyfried. Cette jeune actrice n’a que 24 ans et pourtant son talent ferait presque de l’ombre à celui de la grande Julianne Moore. Ses gigantesques yeux porteurs d’un regard à la fois tendre et effrayant, et son corps à la fois juvénile et extrêmement voluptueux, font de Seyfried l’actrice parfaite pour ce rôle à double emploi…mais je n’en dirai pas plus. Je vous laisse découvrir par vous-même.

Jules

Tarantino joue les Schtroumpfs

mars 12, 2010

Selon une source quasi-sûre, Quentin Tarantino va prêter sa voix au Schtroumpf à lunette dans la prochaine adaptation 3D des petits hommes bleus. Surprenant ? Pas vraiment. Il a déjà prêté sa voix à son propre personnage dans les Simpsons (rien d’étonnant pour l’une des séries les plus cultes aux Etats-Unis) et a même effectué un sketch avec les Muppets

Enfin, je le vois plutôt en Gargamel moi ce Tarantino …

By Delli –

Indian Superman and Spiderwoman girlfriend

mars 3, 2010

Merci à Bollywood d’avoir rendu justice aux superhéroïnes : une Spiderwoman ! On n’y avait pas pensé. Vous remarquerez que le costume de Monsieur est home made.

Wes Anderson – Le cinéma poétique

février 17, 2010

Vous devez vous demander pourquoi Jules ne rédige plus d’articles sur ce blog depuis un moment ? Notre spécialiste du cinéma est actuellement en stage à Berlin et travaille sur la Berlinale, oui oui ! La classe internationale !

En attendant ses articles sur les nouveaux films présentés là-bas, je vous en propose un très bon article paru dans Le Monde sur le dernier film de l’un de nos metteurs en scène préféré à Jules et moi, Wes Anderson (ici en photo avec Angelica Huston). Cliquez ici pour lire l’article.

By Delli –

La guerre télévisée de Connan O’Brien

janvier 30, 2010

Connan O'Brien (à gauche) et Jay Leno

Du paysage télévisuel américain, je ne connais pas grand chose. Néanmoins, je regarde depuis peu une des émissions les plus populaires  aux Etats-Unis, The Tonight Show with Connan O’brien sur NBC : tous les soirs de la semaine, le présentateur Connan O’Brien invite des stars du cinéma et autres personnalités à venir parler et rire devant un public bien chauffé.  Le plus intéressant, à mon sens, reste le monologue quotidien proposé par Connan O’Brien au début de chaque émission. Tous les sujets y passent : la politique (surtout les gaffes de W. Bush), les derniers évènements les plus marquants et actualités en tout genre, les derrapages des stars de la pop ou du rap etc. Le ton est souvent caustique, parfois accompagné de sketchs et de fausses interviews. Mais ce qui me fascine le plus dans ce show, ce sont les mimiques et imitations improvisées qui font la réputation du présentateur.

Les américains connaissent bien Connan (affectueusement surnommé Coco) car il est présent sur le petit écran depuis qu’il reprit The Late Show en 1993 (il remplaça alors un autre présentateur célèbre, David Letterman). Ses petits coups de gueules ne passent pas inaperçus, surtout quand le Maire de Newark (New Jersey) lui interdit l’accès à l’aéroport pour avoir proféré une blague de mauvais goût sur la réputation du système de santé de la ville. Connan plaisante beaucoup, mais il ne faut pas trop le chercher : suite à l’annonce publique du Maire de Newark, s’en suivit une guerre médiatique entre les deux hommes; Connan a cependant reçu le soutien des maires des autres villes du New Jersey, l’un d’entre eux ayant même rebaptisé l’une des pistes d’aéroport de sa ville Connan O’Brien.

La dernière gué-guerre en date a été provoquée par la décision de la chaîne NBC de décaler le Tonight Show à un horaire beaucoup plus tardif pour la remplacer par une autre émission, en l’occurrence celle d’un autre présentateur phare de la chaîne, Jay Leno. Qu’à cela ne tienne, Coco s’en va-t’en guerre et décide de quitter NBC pour aller créer une émission sur une autre chaîne ! Laquelle ? Pour le moment rien n’est sûr. Moralité : il ne faut pas trop le chercher le Connan !

By Delli-

"No Mo Coco" - Illustration de Dan Hay - http://hayillustration.blogspot.com/

La télé muette? Ca n’est pas ce que vous croyez…

janvier 28, 2010

Je suis tombée hier par hasard sur une nouvelle émission de la chaîne W9 intitulée « Chut chut chut  » . J’ai trouvé le nom plutôt intriguant, aussi je me suis mise à la regarder : six personnes, dont une femme, sont réunies autour d’une table au beau milieu d’une bibliothèque publique. Les « candidats » se regardent les uns les autres sans dire un mot,  l’œil amusé, entourés par des étudiants et lecteurs concentrés sur leurs bouquins. Dans un silence nerveux, ils tirent une carte chacun,  l’un des six candidats (vous vous en doutiez) ayant la mauvaise pioche. Un gage est alors attribué au pauvre perdant, mais pas n’importe quel gage : celui auquel j’ai assisté m’a laissé sans voix ! Le perdant en question (heureusement qu’il s’agissait d’un homme) devait accrocher à ses tétons un cintre, lui-même relié à une petite voiture télécommandée. La douleur se devinne sur le visage du candidat gagé (mais chut chut! pas le droit de parler), les cinq autres pouffant de rire, étouffés par leur amusement diabolique. Il n’en fallait pas plus ! Les 2 minutes de torture m’ont suffit ! Mais quelle idée saugrenue ont-ils encore inventée?

En faisant une petite recherche sur internet, je comprends que le concept développé par « Chut, chut, chut » a été acheté par Coyote (la maison de production de Christophe Dechavanne) et vient à l’origine du Japon. Il a également été adapté par MTV dans une émission intitulée Silent Library. Les japonnais, qui débordent il faut bien le dire d’imagination, ont créé en 1989 ce qu’ils appellent batsu games ( « jeux de punition  » ), popularisés dans un émission encore diffusée aujourd’hui,  Downtown no Gaki no Tsukai ya Arahende (« Downtown, ce n’est pas un jeu pour les enfants« ). Cette émission, très connue au Japon, propose une série de scènes tournées sur le même principe : un pauvre candidat reçoit un gage et doit en souffrir dans le silence. Mais dans ce cas, les punitions sont plus « soft » que les versions « jackass » française ou américaine, et ne se passent pas dans une bibliothèque publique.

Je vous invite à regarder le lien vers Chut chut chut – La gifle Gauloise et vous laisse juger par vous-même de ce qui est drôle, ou pas. Pour ma part je dirais que l’incommensurable bêtise des émissions de télévision m’étonnera toujours…

– By Delli