Une Italie pas si rêvée.

Pour terminer cette deuxième journée de Printemps du cinéma, je suis allée voir le film de Michele Placido, Le Rêve italien. En France, Placido est surtout connu pour son film Romanzo Criminale, qui met en scène Kim Rossi Stuart, Anna Mouglalis et Stefano Accorsi dans une histoire mêlant police, mafia et terrorisme dans l’Italie des années 70-80. Le Rêve Italien, lui, traite de la période précédant cette vague de terrorisme. Cette période, c’est celle des révoltes étudiantes de 68-69. Pour ce film, Placido s’est inspiré de sa propre histoire, celle d’un jeune policier devenu comédien, après avoir embrassé les idées d’extrême-gauche. Dans le rôle du jeune policier, on retrouve Riccardo Scarmarcio, étonnant de beauté et de talent. Cette jeune recrue fait mouche dans les rangs de la police, et son amour des mots et du théâtre vont pousser ses chefs à le choisir pour infiltrer les mouvements étudiants. C’est là qu’il rencontre la belle Laura, une jeune étudiante rebelle qui décide de suivre le leader charismatique du mouvement, surnommé Libero. Laura est issue d’une famille bourgeoise catholique traditionnelle. Mais ses frères et elle supportent de moins en moins ce carcan et participent à toutes les manifestations pour montrer leur mécontentement. Laura va alors tomber amoureuse du jeune policier Nicola, mais c’est une histoire impossible, car même devenu acteur, Nicola reste un traître pour ces jeunes révolutionnaires. La suite est simple, le film suit l’évolution et la radicalisation du mouvement étudiant, tout en montrant l’effritement de la famille de Laura et son impossible histoire d’amour avec Nicola. Alors le film n’est pas sans qualité. Les acteurs sont excellents, surtout Jasmine Trinca qui joue le rôle de Laura et qui jouait déjà dans Romanzo Criminale ; et le film montre bien la réalité de cette période. Mais dans  l’ensemble, Placido en fait un peu trop. La musique n’est pas toujours très adaptée et enlève parfois aux images leur force initiale, l’histoire reste assez simple, du coup certains personnages sont peu exploités alors même qu’ils auraient pu apporter une autre lumière au film, et la surexploitation d’images d’archives (vraies et fausses) empêche le film de trouver une vraie orientation. Ceci dit, ce film reste un bon moyen d’appréhender l’Italie de cette époque et de comprendre ce qui a amené aux dérives des années suivantes.

C’est tout pour l’instant….

Jules

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