Comédie à la sauce turque!

Pour oublier la légère déception laissée par Chloe, rien de mieux qu’une bonne comédie. Alors non, je ne parle pas de L’Arnacoeur, qui soit dit en passant est vraiment pas mal du tout, du fait notamment du duo ultra glamour mais un peu décalé campé par Romain Duris et Vanessa Paradis, mais de Soul Kitchen de Fatih Akin. Je ne vais pas trop m’étendre sur le sujet, parce que Fatih Akin mérite un article à lui seul. Disons simplement que ce film change radicalement de ses précédents. Akin s’est fait connaître dans le monde entier grâce à son film Head-On, qui raconte le combat d’une jeune turque contre les conventions religieuses et familiales. Son autre grand film est De l’autre côté. Dans ce film, Akin entremêle les histoires de plusieurs personnages pris dans l’impossible dialogue des cultures entre l’Allemagne et la Turquie. Si Fatih Akin est turc par ses parents, son cœur lui est tout entier dévoué à sa ville natale, Hambourg, qu’il n’a d’ailleurs jamais quittée. Pour cette raison, chacun de ses films traite de cette double identité. Mais cherchant absolument à fuir les étiquettes qu’on a voulu lui coller, notamment celle de réalisateur engagé, et créateur de films très sombres, Fatih Akin a décidé de faire souffler sur sa filmographie le vent léger de la comédie. Associé à son ami de toujours l’acteur et musicien Adam Bousdoukos, Fatih Akin réalise une comédie fort sympathique, qui met en avant la famille au sens propre, et celle que l’on se choisit avec ses amis. Cette « cuisine de l’âme » raconte les déboires de Zinos, restaurateur un peu gaffeur, propriétaire d’un boui-boui, à l’hygiène pas très réglementaire. Entre son frère, en semi-liberté, sa fiancée un peu caractérielle, et ses problèmes de dos, Zinos n’a pas la vie facile. Les dialogues sont très vifs, et sonnent toujours justes ; les seconds rôles sont tous excellents et l’ambiance fait tout à fait oublier la grisaille des zones industrielles hambourgeoises. Mais, ce qui compte le plus dans ce film, c’est la musique. Après son film The Sound of Istanbul, Fatih Akin voulait à nouveau mettre en avant la musique sous toutes ses formes. L’histoire se déroule donc sur fond de vieux tubes soul, de classiques funk et de musiques traditionnelles remixées qui ne donnent qu’un envie…danser. (http://www.youtube.com/watch?v=MI-N72q4YBI: écoutez donc ça !)

Jules

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