Archive for janvier 2010

La guerre télévisée de Connan O’Brien

janvier 30, 2010

Connan O'Brien (à gauche) et Jay Leno

Du paysage télévisuel américain, je ne connais pas grand chose. Néanmoins, je regarde depuis peu une des émissions les plus populaires  aux Etats-Unis, The Tonight Show with Connan O’brien sur NBC : tous les soirs de la semaine, le présentateur Connan O’Brien invite des stars du cinéma et autres personnalités à venir parler et rire devant un public bien chauffé.  Le plus intéressant, à mon sens, reste le monologue quotidien proposé par Connan O’Brien au début de chaque émission. Tous les sujets y passent : la politique (surtout les gaffes de W. Bush), les derniers évènements les plus marquants et actualités en tout genre, les derrapages des stars de la pop ou du rap etc. Le ton est souvent caustique, parfois accompagné de sketchs et de fausses interviews. Mais ce qui me fascine le plus dans ce show, ce sont les mimiques et imitations improvisées qui font la réputation du présentateur.

Les américains connaissent bien Connan (affectueusement surnommé Coco) car il est présent sur le petit écran depuis qu’il reprit The Late Show en 1993 (il remplaça alors un autre présentateur célèbre, David Letterman). Ses petits coups de gueules ne passent pas inaperçus, surtout quand le Maire de Newark (New Jersey) lui interdit l’accès à l’aéroport pour avoir proféré une blague de mauvais goût sur la réputation du système de santé de la ville. Connan plaisante beaucoup, mais il ne faut pas trop le chercher : suite à l’annonce publique du Maire de Newark, s’en suivit une guerre médiatique entre les deux hommes; Connan a cependant reçu le soutien des maires des autres villes du New Jersey, l’un d’entre eux ayant même rebaptisé l’une des pistes d’aéroport de sa ville Connan O’Brien.

La dernière gué-guerre en date a été provoquée par la décision de la chaîne NBC de décaler le Tonight Show à un horaire beaucoup plus tardif pour la remplacer par une autre émission, en l’occurrence celle d’un autre présentateur phare de la chaîne, Jay Leno. Qu’à cela ne tienne, Coco s’en va-t’en guerre et décide de quitter NBC pour aller créer une émission sur une autre chaîne ! Laquelle ? Pour le moment rien n’est sûr. Moralité : il ne faut pas trop le chercher le Connan !

By Delli-

"No Mo Coco" - Illustration de Dan Hay - http://hayillustration.blogspot.com/

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Pôle Emploi, mon amour

janvier 29, 2010

J’adore me rendre chaque mois à mon rendez-vous Pôle Emploi, c’est vrai ! C’est le seul instant de bonheur que m’offre l’état. Et par l’état comprenez S.A.R. Nicolas Ier : la fusion ANPE-Assedic, mais en voilà une idée qu’elle était bonne ! C’est tellement réjouissant de se retrouver face à une conseillère qui ne connaît visiblement ni monster.fr, ni keljob.com et qui écarquille les yeux quand vous lui expliquez que toutes les offres de pole-emploi.fr qu’elle vous propose sont les mêmes sur Monster. Pourquoi se fatiguer à cliquer sur les sites d’emploi, venez donc voir Mme Raymonde Trucmuche, au moins elle est avenante et souriante – et là je suis sincère.

Vous avez donc déjà postulé ailleurs que sur notre site ? demande naïvement Raymonde Trucmuche.

Oui M’dame, même que je n’ai reçu aucune réponse,  mais j’ai laissé mon C.V. et je m’y rends régulièrement.

Ah ! Bon, et bien… il y a sûrement une offre à laquelle vous pouvez répondre depuis le site de Pôle Emploi, insiste Raymonde. Voyons voir… vous ne vous êtes pas rendu sur notre site depuis un moment je vois ?

Ah parce qu’en plus vous me fliquez ? C’est la meilleure celle-là !

– J’irai tous le jours M’dame et si je tombe sur les mêmes propositions d’emploi, je postulerai à nouveau, plutôt deux fois qu’une !

Très bien. Je note que vous parlez le pers… le persan ? C’est bien, ça, les langues ! Mais vous êtes française ?

Oh ! Joie et délectation ! Je finis par me faire inscrire dans un centre de formation pour parfaire mes compétences dans la manipulation d’ Excel. Oh !  Pluie d’allégresse tombe sur mon cœur de mortelle ! Je dois me rendre tous les matins à Gennevilliers, au bout de la ligne 13, à l’endroit où les plans de métro indiquent Plateau de Gorgoroth – Mont du Destin.  Remarquez, ça vaut mieux que de se retrouver en atelier de formation pour séniors en recherche d’emploi, comme ma pauvre camarade de galère et amie d’enfance Nastiouchka… on va aller prendre un verre à la santé du P.E., dasdarovié !

– By Delli

Phoenix – « Lisztomania »

janvier 29, 2010

Parce qu’elle vous mettra de bonne humeur malgré le temps !

Vidéo Phoenix  – « Lisztomania » sur Arte Live Web

La télé muette? Ca n’est pas ce que vous croyez…

janvier 28, 2010

Je suis tombée hier par hasard sur une nouvelle émission de la chaîne W9 intitulée « Chut chut chut  » . J’ai trouvé le nom plutôt intriguant, aussi je me suis mise à la regarder : six personnes, dont une femme, sont réunies autour d’une table au beau milieu d’une bibliothèque publique. Les « candidats » se regardent les uns les autres sans dire un mot,  l’œil amusé, entourés par des étudiants et lecteurs concentrés sur leurs bouquins. Dans un silence nerveux, ils tirent une carte chacun,  l’un des six candidats (vous vous en doutiez) ayant la mauvaise pioche. Un gage est alors attribué au pauvre perdant, mais pas n’importe quel gage : celui auquel j’ai assisté m’a laissé sans voix ! Le perdant en question (heureusement qu’il s’agissait d’un homme) devait accrocher à ses tétons un cintre, lui-même relié à une petite voiture télécommandée. La douleur se devinne sur le visage du candidat gagé (mais chut chut! pas le droit de parler), les cinq autres pouffant de rire, étouffés par leur amusement diabolique. Il n’en fallait pas plus ! Les 2 minutes de torture m’ont suffit ! Mais quelle idée saugrenue ont-ils encore inventée?

En faisant une petite recherche sur internet, je comprends que le concept développé par « Chut, chut, chut » a été acheté par Coyote (la maison de production de Christophe Dechavanne) et vient à l’origine du Japon. Il a également été adapté par MTV dans une émission intitulée Silent Library. Les japonnais, qui débordent il faut bien le dire d’imagination, ont créé en 1989 ce qu’ils appellent batsu games ( « jeux de punition  » ), popularisés dans un émission encore diffusée aujourd’hui,  Downtown no Gaki no Tsukai ya Arahende (« Downtown, ce n’est pas un jeu pour les enfants« ). Cette émission, très connue au Japon, propose une série de scènes tournées sur le même principe : un pauvre candidat reçoit un gage et doit en souffrir dans le silence. Mais dans ce cas, les punitions sont plus « soft » que les versions « jackass » française ou américaine, et ne se passent pas dans une bibliothèque publique.

Je vous invite à regarder le lien vers Chut chut chut – La gifle Gauloise et vous laisse juger par vous-même de ce qui est drôle, ou pas. Pour ma part je dirais que l’incommensurable bêtise des émissions de télévision m’étonnera toujours…

– By Delli

La pensée du jour – The Liste

janvier 27, 2010

N’avez-vous jamais établi une liste des choses les plus folles que vous souhaiteriez faire au moins une fois dans votre vie ? Jules fais ta liste toi aussi (en numéro un je parie que ça sera « Voir Til Schweiger et mourir  » ) !

  1. Sauter en parachute
  2. Caresser un fauve ou le voir de très près (de préférence un tigre du Bengale)
  3. Respirer de l’hélium pour avoir une drôle de voix
  4. Marquer un panier face à Karim Abdul Jabbar
  5. Jouer une scène dans un  film de Quentin Tarantino (de préférence en citant la Bible avec un flingue)
  6. Prendre un café avec George Clooney – juste pour lui dire « What else ? »
  7. Jouer un morceau de piano à quatre mains avec Herbie Hancock
  8. Essayer la Rolex à Séguéla et dire « Mmm, nan vraiment Jacques,  je préfère Cartier »
  9. Marquer un panier face à Barack Obama
  10. Chanter « Quand je vois Suzette » à Danny Brian (Oh! Mais attendez? Ca c’est déjà fait ! Check!)
  11. Marquer un panier au basket – tout court
  12. Apprendre le Klingon
  13. Savoir lancer une cacahuète en l’air et la rattraper directement avec la bouche pour la croquer
  14. Faire la « Une » de Time Magazine (Check !)
Be famous at www.paparazzied.com

La fabuleuse histoire d’El Sistema

janvier 26, 2010

Laissez-moi vous raconter l’histoire émouvante d’un rêve devenu réalité.  En 1975, le compositeur vénézuélien José Antonio Abreu a eu une idée de génie : il a imaginé enseigner la musique classique aux enfants défavorisés de Caracas, afin de les sortir de leur misère sociale. Il a pour cela réuni autour de lui 11 élèves et leur a promis d’en faire l’un des meilleurs orchestres du monde. De ces 11 élèves en 1975, José Abreu a développé un programme d’éducation musicale à l’échelle nationale, El Sistema, qui comprend aujourd’hui 300 000 élèves à travers tout le pays !

C’est un phénomène qualifié de miracle sud américain car El Sistema est un succès à bien des égards. En effet, ce programme a réussi à remplacer les armes et la drogue par les instruments de musique dans les quartiers les plus défavorisés du Vénézuela, créer une communauté de musiciens sans distinction de classe sociale, donner l’accès à l’éducation musicale à tous et dès le plus jeune âge (les plus jeunes ont 3 ans) et prouver ainsi qu’il est un droit non réservé à l’élite. Il est également devenu un exemple pour les autres pays, les Etats-Unis et le Canada ayant ouvert ce programme à leur tour.

El Sistema est parti d’un principe simple : donner à l’enfant une dignité sociale, une place dans une communauté de musiciens et une reconnaissance au sein de leur famille. L’éducation musicale devient un moyen d’enseigner à l’enfant la discipline, le savoir vivre en communauté,  dans le respect de l’autre. Les élèves sont pris en charge 6 heures par jour au sein de leur « nucleo » ou centre d’éducation (au nombre de 270 à l’heure actuelle). Certains élèves sont même devenus tuteurs, formateurs ou professeurs et il existe 102 orchestres de jeunes musiciens. Arte a d’ailleurs consacré un documentaire sur El Sistema.

« Pour les enfants avec qui nous travaillons, la musique est pratiquement le seul moyen d’accéder à une quelconque dignité sociale. La pauvreté, c’est la solitude, la tristesse, l’anonymat. Un orchestre c’est la joie, l’engagement, le travail d’équipe, la volonté de réussir […] Des études ont montré que la musique a changé la vie de tous ces enfants, de leurs familles, de communautés entières » – José Antonio Abreu.

José Antonio Abreu aspirait étant enfant à devenir musicien et a reçu le soutien de sa famille et de sa communauté. Il a voulu donner une chance à tous les jeunes vénézuéliens d’en faire autant. Plus encore, il voulu faire de la musique une « réalité profonde et globale pour son pays ».

Voir la vidéo de José Antonio Abreu (Ted.com)Site Officiel d’ El Sistema USA


Les meilleurs cookies de Paris !

janvier 20, 2010

Il existe à Paris des échoppes, boutiques et autres petits magasins devant lesquels vous passez tous les jours sans y prêter attention.  Si vous trottez un jour du côté de l’Opéra, tournez vos talons en bas des escaliers de la bouche de métro (côté Opéra Garnier) et vous tomberez nez-à-nez avec la toute petite boulangerie « Millie’s » qui vend les meilleurs cookies de Paris (parole de Delli !). Vous en aurez pour vos yeux et vos papilles, à prix très abordable. Mais surtout : les cookies sont tous frais et préparés surplace selon la devise du patron « Freshly baked all day, every day ». Un cookie tout moelleux, tout chaud, à peine sorti du four:  c’est un vrai paradis ! Mon parfum préféré : cookies chocolat blanc-framboise, mais il y en a pour tous les goûts (chocolat au lait, chocolat noir, raisins, caramel, chocolat-orange etc.). Petit plus « marketing » : les cookies sont vendus à prix dégressif et emballés dans une très jolie boîte à emporter.  Bonne dégustation (cliquez sur les photos pour plus d’info) !


Delli et Jules à l’assaut de la blogosphère…

janvier 11, 2010

Voici enfin arrivé ce grand moment : un pas insignifiant pour le monde du web, un pas monstrueusement gigantesque pour moi. Par moi, j’entends une personne pathétiquement accrochée à son papier à lettres, qui refuse de faire des fautes dans ses textos et qui jure qu’elle ne se créera jamais de compte facebook. En d’autres termes, une handicapé du monde 2.0, catégorie on ne peut presque plus rien pour elle, mais on va quand même tenter une dernière fois. C’est là qu’entre en scène ma fort charmante partenaire de crime, Delli. Amusée, puis très vite horrifiée de mon intolérance devenue quasi incompétence, Delli s’est mis en tête de me sortir de mon marasme pseudo intellectuel, en me proposant l’idée de ce blog. Bon avant ça, il y a eu ma rapide initiation à twitter, qui en plus d’avoir donné à Delli des envies de meurtre, m’a donné des envies de suicide…Non mais c’est-à-dire que vraiment, on a beau m’expliquer, je n’ai toujours pas compris l’utilité du site. Cela dit, si ça peut en rassurer certains, j’ai bien compris le principe de Facebook, je crois même qu’il y a dessus des photos de moi qui datent du primaire (ça je comprends moins bien en revanche). Bref, commençant à me dire qu’à force de critiquer les merveilles du monde 2.0, j’allais mourir seule et ignorée de tous dans mon triste logis, j’ai acceptée avec un empressement quasi désespéré l’offre bienveillante de ma charmante amie. Mais pourquoi donc suis-je allée me fourrer dans cette affaire ? Tout cela est tellement cliché. Ben oui quoi, c’est vrai : l’ancienne critique des sites communautaires qui trouve sa rédemption dans l’écriture d’un blog, ça s’est déjà vu des millions de fois, c’est d’ailleurs presque la raison d’être d’un blog…Alors pourquoi donc tomber dans ce pathétique cliché ? D’abord, soyons réaliste : qui va lire ce blog ? Enfin, je veux dire, à part ceux qui veulent  aller voir ce que fait très bien la charmante Delli ? Quelques proches sans doute qui se diront que la vie d’étudiant c’est quand même vachement bien et qu’aujourd’hui les nouvelles technologies permettent d’élever à un rang inespéré les divagations de jeunes en recherche désespérée d’occupation. Et puis, quelques amis d’amis qui auront repéré le blog parmi leurs liens facebook ou twitter, et qui le consulteront peut-être pendant leur pause café, en le trouvant si inutile qu’ils iront directement consulter  la page du Monde.fr qu’ils mettent toujours en favori pour faire genre, mais qui ne la consultent que très rarement. Et puis, finalement les clichés ça peut donner des choses très drôles parfois. J’en veux pour preuve les quelques films que j’ai pu voir ces derniers temps et qui mettent en scène pêle-mêle une brune torride attirant une innocente blonde dans les tourments du lesbianisme adolescent, un chinois sournois s’alliant à une vieille gitane pour attaquer une pauvre blonde (encore) possédée par un démon que seule une voyante mexicaine peut combattre, et une superbe blonde (oui, la blonde un peu naïve est le cliché numéro un de tout bon film qui se respecte) qui découvre la passion dans les bras d’un espagnol séducteur et artiste tourmenté. Comme on aura sans doute l’occasion de reparler de certains de ces films, qui, non, ne sont pas tous des navets trouvés à la caisse de Carrefour, il vaut mieux ne pas dire leur nom et vous laisser les chercher. (Commencer par une devinette pitoyable, voilà qui est très interactif.) Bref, tout ça pour dire que l’association d’une jolie brune talentueuse et d’une petite blonde, ni naïve, ni séduisante, mais un peu retardée, pourrait figurer parmi les intrigues de film citées précédemment…oui, c’est un peu cliché. Mais une fois ce fait établi, et sachant que la chose que nous aimons le plus, Delli et moi, c’est rire de nous-mêmes, alors il ne reste plus qu’à se lâcher, et entrer, même à reculons, dans le monde 2.0 en essayant de divertir, ne serait-ce qu’un peu, le petit nombre de nos lecteurs, que l’on espère voir grandir petit à petit. Si j’en crois ma faible expérience en matière d’internet, la présence d’une sex tape, d’un lib dub ou des deux mélangés pourrait accroître de manière signifiante le nombre de nos abonnés…à voir. Cela dit, ce blog n’a aucune prétention et nous n’allons pas révolutionner le monde des blogs (du moins pas encore), nous allons juste parler des films, des livres, des musiques, des lieux, des gens qui nous ont plu, marqué, intéressé, en essayant d’être le plus juste (ça c’est pour nous) et le plus divertissant (ça c’est pour vous). Par son grand talent, Delli saura sans doute vous faire découvrir tout un tas de nouvelles choses formidables. Quant à moi, étant une personne tout à fait ordinaire, je me contenterai de dire des choses inutiles sur des sujets déjà maintes fois commentés…palpitant.